Les risques d’incidence et de réincidence d’épidémies
L’Organisation Mondiale de la Santé a récemment déclaré que les moustiques comptaient parmi les animaux les plus meurtriers du monde. Presque tous les ans, des moustiques causent plus de décès que les meurtres,(a) la guerre et les attaques d’animaux sauvages combinés. En 2015, le paludisme a été à l’origine de presque un demi-million de morts (surtout des enfants), et l’incidence mondiale de la dengue s’est multipliée par 30 au cours des 30 dernières années. Le zika, la dengue, le chikungunya et la fièvre jaune sont tous transmis aux humains par des moustiques de l’espèce Aedes aegypti. Plus de la moitié de la population mondiale vit dans des régions où cette espèce de moustiques est présente.(b)
L’une des tendances en urbanisme est d’accroître la densité urbaine près des transports publics, d’élargir les espaces verts et d’augmenter le nombre de sentiers pour les vélos et la marche. Cette stratégie vise à prévenir l’étalement urbain, à minimiser la pollution, à encourager les gens à faire plus d’activité (pour prévenir l’obésité et le diabète), à minimiser l’effet des “îlots de chaleur” et à préserver l’environnement naturel. Par ailleurs, il est possible que ces efforts favorisent par inadvertance la survie des tiques et des moustiques et accroissent le risque que des personnes leur soient exposées, de même qu’aux maladies qu’ils transmettent. De plus, les tiques et les moustiques se multiplient généralement(c) quand les précipitations sont à la hausse et par temps chaud, phénomènes associés au changement climatique.
Le Dr. Nicholas Ogden a résumé la situation en faisant remarquer que le changement climatique influencera probablement l’émergence et la réémergence des maladies à transmission vectorielle au Canada. Toutefois, la mesure dans laquelle ces maladies poseront un risque pour la population canadienne sera déterminée, au moins en partie, par la façon dont nous concevrons, construirons et gérerons nos environnements urbains et de banlieue. C’est là où le voisinage entre en jeu. Il faut évaluer localement les façons d’enrayer les moustiques, entre autres, en prévenant la stagnation de l’eau, et minimiser les tiques au moyen de l’aménagement et de l’entretien paysagers et de l’application stratégique de pesticides.
Le risque d’accroître les maladies à transmission vectorielle dans les villes en raison des nouveaux aménagements urbains et du changement climatique est un enjeu émergent. Il faut donc rester à l’affût. Entretemps, les médecins de famille peuvent aider les gens à comprendre que les moustiques et les tiques ne sont plus simplement une nuisance(d) et que, dans les espaces verts, il faut prendre la bonne habitude de toujours prendre des précautions comme porter des manches longues, des pantalons longs, appliquer un chasse-moustiques et vérifier la présence de tiques.
ncbi.nlm.nih.gov
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