TEXTE
LES FACTEURS GARANTS D’UNE LANGUE
La vitalité d’une langue tient à toute une série de facteurs. À son efficacité, d’abord, c’està- dire à sa capacité à exprimer le réel, et en particulier à sa capacité à désigner les réalités nouvelles qui apparaissent au fur et à mesure que le monde change. Une langue qui change moins vite que la réalité qu’elle exprime, c’est toujours
Mais l’avenir d’une langue tient aussi au soutien d’une volonté politique, c’est-à-dire en dernière instance à l’attachement que portent, ou ne portent pas, à cette langue les citoyens, puisqu’une politique n’est légitime que si elle est l’expression d’une volonté générale. Celle-ci peut être relayée par des institutions et un cadre légal lorsque le besoin s’en fait sentir ou que la survie même de la langue l’impose. Une langue menacée peut ainsi être sauvée par la volonté et la puissance d’action des institutions qui ont la charge de définir des politiques linguistiques, comme le montre par exemple le renouveau exemplaire du français au Québec, assiégé par des centaines de millions d’anglophones, ou encore la rennaissance de l’hébreu, sorti par le sionisme des limbes de l’Histoire comme Lazare de son tombeau.
Après avoir lu attentivement le texte, répondez la question suivante.
“Mauvais signe” pour une langue correspond à dire qu’elle